À l’occasion d’une nouvelle année, on fait des constats, on effectue des évaluations, on prend des décisions et on lève des options. Tout cela avive l’espoir avec lequel nous abordons l’année nouvelle. Nous formons alors des vœux pour nous et pour les nôtres. Nous nous mettons à rêver d’un monde beau et pacifique, des relations plus humaines et fraternelles, des projets aboutis, d’une vie paisible, etc.
Mais que reste-t-il de tous nos vœux et que deviennent-ils lorsque la vie reprend son cours normal ? Nous oublions tout et reprenons les anciennes habitudes. Par entêtement ou par étranges envies de recul, nous refusons parfois de tirer des leçons et de nous assagir. Et chaque année, c’est pareil. Nous nous enfermons dans une certaine monotonie. Nous l’entretenons artistiquement. Nous nous y complaisons. Mais cela doit-il toujours être ainsi ? Ne devons-nous pas faire en sorte que nos vœux deviennent effectifs, réels, puissants ?
Tourner une page de calendrier ne suffit pas. Former des vœux par habitude, non plus. Il nous faut plus. La fête de Noël nous donne un indice avec clarté. L’enfant qui naît est une histoire, un processus. Donc, l’année qui commence est un devenir. Ce qui viendra, commence déjà : Le grand qu’on admirera est dans le petit qu’on voit. Plus qu’une fête de la fin, Noël est une fête du début, d’un nouveau commencement.
Pour rendre nos vœux puissants, nous avons alors à changer, à améliorer quelque chose en nous et autour de nous. Personne ne peut dire : « moi, je ne peux pas ». Car, en chaque homme, il y a une lumière, c’est-à-dire cette capacité d’ouvrir un avenir, de créer des possibilités de vie. Alors, donnons plus de sens et de vie à nos vœux.
Joyeux temps de Noël et bonne année 2026
Carlos de la Joie, Curé
